Katazome, katagami, katanori : on fait le point
À Couleur Garance, on regarde souvent du côté du Japon pour nourrir les gestes et ouvrir de nouvelles pistes autour de la teinture. On s’est penché sur le Katazome pour ce qu’il propose de différent.
Au cœur de cette approche, une pâte de réserve qui change la façon d’appliquer la couleur. On fait le point sur cette technique et ses outils.
Katazome · 型染め
Kata : motif – zome : teinture

Technique de teinture au pochoir emblématique du Japon, le Katazome repose sur un principe de réserves. Une pâte est appliquée sur le tissu pour protéger certaines zones, tandis que le reste absorbe la couleur. Ce jeu entre réserve et teinture permet de faire émerger des motifs d’une grande précision.
Katagami · 型染め
Kata : motif – zome : teinture

Le katagami Au cœur du procédé, les pochoirs donnent forme au dessin. Traditionnellement fabriqués à partir de feuilles de washi superposées puis renforcées au kakishibu, ils deviennent à la fois souples et résistants, ils prennent alors le nom de shibugami. Longtemps outils de production, ils sont aujourd’hui aussi conservés, exposés et appréciés comme œuvres d’art.
Katanori · 型糊
Kata : motif – nori : colle

Le katanori composé de farine de riz gluant et de son de riz, la pâte de réserve forme une barrière dense qui empêche la teinture de pénétrer le tissu. Appliquée à la spatule à travers le pochoir, elle permet d’obtenir des motifs nets. Une fois la teinture terminée, elle est retirée délicatement par frottement.

Voile de laine grège tissée au japon - au mètre 